des questions ?

L’ECOSCORE

Quelles sont vos sources ?

Afin de calculer l’Eco-Score, nous nous basons sur la base de données française de référence sur l’impact environnemental des aliments consommés en France. Base de données publique d’Analyse de Cycle de Vie, coordonnée par l’ADEME : AGRIBALYSE.

Comment sont pondérés les critères ?

Les impacts de la production, du transport et des emballages des ingrédients Données issues d’une analyse de cycle de vie (ACV) sont notés sur 100. Nous ajoutons à cela des points bonus / malus en fonction de critères qualitatifs supplémentaires (de -10 à + 15 points) : les emballages, les modes de production, la provenance et transparence, la saisonnalité des ingrédients (valable pour les recettes). L’ensemble donne une note établie de A à E. 

Pourrait-on appliquer l'Eco-Score hors du secteur alimentaire ?

Il est tout à fait possible de le faire à condition que des acteurs se penchent sur leur secteur comme nous l’avons fait pour l’alimentaire. En effet, les critères d’évaluation sont spécifiques à chaque secteur.

Comment faire pour intégrer l’Eco-Score sur mes produits ?

2 options s’offrent à vous : 

  • nous pouvons réaliser pour vous le calcul de vos produits 
  • nous pouvons vous donner accès au logiciel et vous y former pour traiter vous-même vos données
Les produits bons pour l’environnement sont-ils plus chers ?

Choisir des produits à plus faible impact environnemental ne coûte pas plus cher. Une étude réalisée par le WWF et ECO2 Initiative a montré qu’on pouvait réduire de moitié l’empreinte environnementale de notre alimentation, en intégrant 50% de produits bio et durables, sans dépenser plus.

Quelles sont les limites de l'Eco-Score ?

L’Eco-Score résulte d’une recherche d’équilibre entre une approche scientifique rigoureuse, d’une prise en compte

  • des connaissances telles qu’elles sont à l’état actuel (et donc des manques dans celles-ci),
  • et de la nécessité de réponses opérationnelles aux enjeux environnementaux et climatiques qui ne peuvent attendre des années de recherche avant de passer à l’action.

C’est une approche qui permet d’avancer de la manière la plus transparente possible.

Quels critères sont pris en compte dans l'Eco-Score ?

L’Eco-score est une approche globale qui prend en compte plusieurs composantes de l’alimentation durable. Il est calculé à partir de :

  • données quantitatives issues des bases de données d’Analyses de cycle de vie des produits (ACV) réalisées par des experts (source: Agribalyse)
  • de critères qualitatifs supplémentaires qui rendent compte de bénéfices (ou d’impacts négatifs) environnementaux non pris en compte dans l’ACV : les emballages, les modes de production, la provenance et la transparence, l’impact d’ingrédients spécifiques, et, pour les recettes, la saisonnalité des aliments.
Est-ce que cela veut dire que les produits carnés seront toujours en rouge ?

Non. Si les produits carnés sont plus impactants en termes de carbone (c’est notamment du à la surface agricole utilisée, aux rejets des ruminants, à la nourriture utilisée dans l’élevage, à l’utilisation de pesticides, etc…), il y a des disparités en fonction du type de viande (la volaille est moins impactante que le boeuf par exemple), leur mode de production et les autres critères, qui peuvent grandement améliorer sa note.

Est-ce que l’Eco-Score fait la différence entre un élevage à l’herbe et un élevage intensif ?
Oui, à condition que cette qualité soit affichée sur la viande vendue. Il y a une valorisation notamment de la viande labellisée Bio et Label Rouge par rapport à la viande conventionnelle.
Un produit venant de loin sera-t-il forcément mal noté ?
Non, cela dépend du produit. Le transport représente 5 à 30% de l’impact selon les produits. Mais la majorité de l’impact est liée à l’agriculture, l’élevage et la transformation. Ainsi, une banane venant en bateau de Guadeloupe peut avoir une meilleure notre qu’une tomate locale consommée en hiver et ayant poussé sous serre chauffée, ou qu’une viande locale qui aura eu plus d’impact sur l’environnement pendant la phase d’élevage.
Comment calculer l’Eco-Score si vous n’avez pas l’origine des produits sur l’étiquette ?
Des hypothèses seront réalisées dans le cas où l’origine n’est pas indiquée sur l’étiquette, et la plus grande valeur de transport sera appliquée. 
La marque productrice aura la possibilité d’informer sur la provenance réelle des ingrédients, ou les indiquer sur l’étiquette pour voir sa note corrigée. Cela poussera les marques à plus de transparence sur les origines des ingrédients et valorisera les marques les plus transparentes sur ce point.
L'Eco-Score ne va-t-il pas créer de confusion par rapport au Nutri-score ?
Les consommateurs font bien la différence entre la nutrition et l’environnement qui par nature sont des sujets différents. 
Mais nous avons travaillé pour bien différencier les visuels de l’Eco-score du Nutri-score, les visuels seront différents s’ils sont affichés au même endroit.
Il faudra néanmoins accompagner pour expliquer au consommateur ce qu’est l’Eco-score et ce qu’il représente par rapport au Nutri-score.
L’exemple de l’étiquette énergétique, mise en place en 1984, a démontré l’efficacité d’une information environnementale lisible et vérifiable. Cette dernière a ainsi complètement modifié les processus de choix des appareils électroménagers. C’est ce que révèle l’étude du CESE sur le sujet.

L’IMPACT CARBONE

Quels sont les aliments avec la plus grosse empreinte carbone ?

– La viande rouge comparée aux autres viandes.

– Les protéines animales comparées aux protéines végétales.

– Les produits hors saison.

– Certains poissons par rapport à d’autres.

Pourquoi y a-t-il des saisons des fruits exotiques ?

Il existe des saisons pour les fruits exotiques dans leur pays de provenance. Parfois certains fruits exotiques sont toute l’année de saison car ils viennent de différents pays où les saisons sont différentes (c’est le cas de la mangue par exemple). En revanche ces fruits venant de loin l’empreinte carbone est plus élevée à cause du transport, notamment s’il s’agit d’avion.

Le bio a-t-il une meilleure empreinte carbone que le non bio ?

Les études existantes montrent qu’on ne peut répondre de manière générale à cette question. Cela dépend des produits, et également à quels produits on compare le bio. Une tomate en agriculture conventionnelle peut avoir une meilleure empreinte qu’une tomate bio, comme une empreinte plus élevée en fonction des intrants utilisés ou du rendement du champ.

Un produit venant de loin est-il forcément plus impactant ?

Non pas forcément. Ainsi un produit qui a traversé l’Atlantique en bateau peut présenter un impact carbone plus faible qu’un produit qui vient du sud de l’Europe en camion.

Quels sont les aliments avec la plus faible empreinte carbone ?

De manière générale, on considère les fruits et légumes de saison et les légumineuses comme les moins impactants.

Est-il préférable de proposer un menu local ou biologique, de proposer de la viande blanche ou du poisson, de proposer des légumes locaux de saison ou importés ?

Il n’y a pas de réponse unique à ces questions, cela dépend des produits.

Je ne trouve pas un ingrédient dans la liste, comment faire ?

Il est tout à fait acceptable de prendre un ingrédient qui s’en rapproche (par exemple poulet pour une pintade) ou un ingrédient moyen de la catégorie (fruit moyenne). Dans un autre cas, n’hésitez pas à nous contacter.