des questions ?

L’ECOSCORE

Quelles sont vos sources ?

L’Eco-Score est calculé à partir de

  • Données publiques : données quantitatives issues des bases de données d’Analyses de cycle de vie des produits (ACV) réalisées par des experts et agrégées dans Agribalyse, qui comprennent les impacts de la production, du transport et fabrication, et les emballages. Ces données contribuent à un score noté sur 100 points.
  • Données non prises en compte dans l’ACV mais qui rendent compte de bénéfices ou d’impacts négatifs environnementaux : les données présentes sur l’étiquette du produit ou fournies par le fabricant, ainsi que des critères qualitatifs supplémentaires : recyclabilité des emballages, labels (bio, qualité, etc.), pays de provenance des ingrédients, saisonnalité des aliments (pour les recettes et plats). Ces données pondèrent le score en y appliquant des bonus/malus.
Comment est calculé l'Eco-Score ?

L’Eco-Score est calculé à partir de données publiques (Agribalyse, qui comprennent les impacts de la production, du transport et fabrication, et les emballages) Ces données contribuent à un score noté sur 100 points.

On y ajoute des données non prises en compte dans l’ACV mais qui rendent compte de bénéfices ou d’impacts négatifs environnementaux : les données présentes sur l’étiquette du produit ou fournies par le fabricant, ainsi que des critères qualitatifs supplémentaires : recyclabilité des emballages, labels (bio, qualité, etc.), pays de provenance des ingrédients, saisonnalité des aliments (pour les recettes et plats). Ces données pondèrent le score en y appliquant des bonus/malus.

Le score final sur 100 points est synthétisé par une lettre allant de A à E.

Pourrait-on appliquer l'Eco-Score hors du secteur alimentaire ?
Il est tout à fait possible de le faire à condition que des acteurs se penchent sur leur secteur comme nous l’avons fait pour l’alimentaire. En effet, les critères d’évaluation sont spécifiques à chaque secteur.
Je suis acteur de l'alimentaire (distribution, restauration, e-commerce...), comment faire pour intégrer l’Eco-Score à ma structure ?

2 options s’offrent à vous : 

  • nous pouvons réaliser pour vous le calcul de vos produits 
  • nous pouvons vous donner accès au logiciel et vous y former pour traiter vous-même vos données

Dans tous les cas, vous pouvez nous contacter à marianne@etiquettable.com, ou prendre connaissance de la méthode complète. 

Les produits bons pour l’environnement sont-ils plus chers ?
Choisir des produits à plus faible impact environnemental ne coûte pas plus cher. Une étude réalisée par le WWF et ECO2 Initiative a montré qu’on pouvait réduire de moitié l’empreinte environnementale de notre alimentation, en intégrant 50% de produits bio et durables, sans dépenser plus.
Quelles sont les limites de l'Eco-Score ?

L’Eco-Score résulte d’une recherche d’équilibre entre une approche scientifique rigoureuse, d’une prise en compte

  • des connaissances telles qu’elles sont à l’état actuel (et donc des manques dans celles-ci),
  • et de la nécessité de réponses opérationnelles aux enjeux environnementaux et climatiques qui ne peuvent attendre des années de recherche avant de passer à l’action.

C’est une approche qui permet d’avancer de la manière la plus transparente possible.

Quels critères sont pris en compte dans l'Eco-Score ?
L’Eco-score est une approche globale qui prend en compte plusieurs composantes de l’alimentation durable. Il est calculé à partir de :

  • données quantitatives issues des bases de données d’Analyses de cycle de vie des produits (ACV) réalisées par des experts (source: Agribalyse)
  • de critères qualitatifs supplémentaires qui rendent compte de bénéfices (ou d’impacts négatifs) environnementaux non pris en compte dans l’ACV : les emballages, les modes de production, la provenance et la transparence, l’impact d’ingrédients spécifiques, et, pour les recettes, la saisonnalité des aliments.
Est-ce que cela veut dire que les produits carnés seront toujours en rouge ?
Non. Si les produits carnés sont plus impactants en termes de carbone (c’est notamment du à la surface agricole utilisée, aux rejets des ruminants, à la nourriture utilisée dans l’élevage, à l’utilisation de pesticides, etc…), il y a des disparités en fonction du type de viande (la volaille est moins impactante que le boeuf par exemple), leur mode de production et les autres critères, qui peuvent grandement améliorer sa note.
Est-ce que l’Eco-Score fait la différence entre un élevage à l’herbe et un élevage intensif ?
Oui, à condition que cette qualité soit affichée sur la viande vendue. Il y a une valorisation notamment de la viande labellisée Bio et Label Rouge par rapport à la viande conventionnelle.
Un produit venant de loin sera-t-il forcément mal noté ?
Non, cela dépend du produit. Le transport représente 5 à 30% de l’impact selon les produits. Mais la majorité de l’impact est liée à l’agriculture, l’élevage et la transformation. Ainsi, une banane venant en bateau de Guadeloupe peut avoir une meilleure notre qu’une tomate locale consommée en hiver et ayant poussé sous serre chauffée, ou qu’une viande locale qui aura eu plus d’impact sur l’environnement pendant la phase d’élevage.
Comment calculer l’Eco-Score si vous n’avez pas l’origine des produits sur l’étiquette ?
Des hypothèses seront réalisées dans le cas où l’origine n’est pas indiquée sur l’étiquette, et la plus grande valeur de transport sera appliquée. 
La marque productrice aura la possibilité d’informer sur la provenance réelle des ingrédients, ou les indiquer sur l’étiquette pour voir sa note corrigée. Cela poussera les marques à plus de transparence sur les origines des ingrédients et valorisera les marques les plus transparentes sur ce point.
L'Eco-Score ne va-t-il pas créer de confusion par rapport au Nutri-score ?

Les consommateurs font bien la différence entre la nutrition et l’environnement qui par nature sont des sujets différents. Mais nous avons travaillé pour bien différencier les visuels de l’Eco-score du Nutri-score, les visuels seront différents s’ils sont affichés au même endroit. Il faudra néanmoins accompagner pour expliquer au consommateur ce qu’est l’Eco-score et ce qu’il représente par rapport au Nutri-score.

L’exemple de l’étiquette énergétique, mise en place en 1984, a démontré l’efficacité d’une information environnementale lisible et vérifiable, qui est depuis présente dans les consciences. Cette dernière a ainsi complètement modifié les processus de choix des appareils électroménagers. C’est ce que révèle l’étude du CESE sur le sujet.

La base de données d'Etiquettable est-elle fiable ?

Il faut distinguer la méthode Agribalyse et l’Eco-score que nous proposons.

Agribalyse est une base de données basée sur l’analyse du cycle de vie des produits (ACV) comprenant 13 impacts (impact carbone, pollution de l’eau, sol, consommation d’eau…). L’ACV rend compte des impacts sur l’environnement au kg produit et consommé. C’est la méthode scientifique la plus aboutie à ce jour pour rendre compte de notre empreinte environnementale, qui est utilisée mondialement par les experts, les chercheurs, les scientifiques du GIEC et tous les experts qui réalisent des études sur l’impact environnemental. Comme toute base de données scientifique, Agribalyse a ses limites, et notamment :

1.La base de données génériques grand public ne différencie pas les modes de production et d’élevage. En conséquence, pour certains aliments, la note Agribalyse sort des notations en faveur de l’agriculture conventionnelle compte tenu de son rendement élevé par rapport à l’agriculture biologique. Seule la base de données « expert »  permet de différencier les modes de production, et ces données ne sont pas exploitables pour l’affichage car elles ne concernent qu’un petit nombre de produits.

2.Pour certains aliments, l’ACV donne des valeurs en faveur de l’agriculture conventionnelle compte tenu de son rendement élevé par rapport à l’agriculture biologique.

3.Les ACV ne rendent pas correctement compte de certains impacts négatifs essentiels, en particulier ceux liés à l’utilisation des pesticides, ni ne prennent en compte les impacts liés à l’usage des antibiotiques et antiparasitaires, et des impacts sur la richesse des sols ou de la biodiversité.

4.Les ACV ne prennent pas en compte l’impact positif, notamment de la production bio, ou extensive sur les paysages (prairies, alpage, haies…) ou le bien-être animal.

C’est pour cette raison que l’Eco-score que nous avons développé permet de compléter l’analyse de l’ACV :

  • en utilisant les données génériques ( = les impacts moyens par aliment) d’Agribalyse pour les aliments et non les données par mode de production déjà parcellaires et ne permettant pas de comparaison fiable.
  • en ajoutant des critères supplémentaires pour constituer la note de l’Eco-Score grâce à des bonus-malus, comme :

1.Les labels éventuellement présents (Bio, Demeter, Nature & Progrès, Rainforest, etc.) en fonction du niveau de bénéfices environnementaux qu’ils représentent / bonus de 5 à 20 points

2.L’origine des produits : l’origine de chaque ingrédient d’un produit est collectée. Elle permet de moduler précisément le score de chaque produit en fonction de la provenance de chaque ingrédient / bonus de 0 à 15 points

3.La politique environnementale du pays producteur / bonus ou malus de -5 à +5 points

4.Le taux de recyclabilité et circularité de l’emballage, en valorisant la recyclabilité des emballages et leur production à partir de matière première recyclée (système en « boucle fermée »), et en dévalorisant les emballages issus de ressources non renouvelables et non recyclables. / malus de 0 à -10 points

5.Les espèces menacées. Prendre en compte l’épuisement des stocks de poisson et la destruction de la forêt qui abrite une forte biodiversité. / malus de 10 points

Avec les bonus/malus, on obtient toujours un score entre 0 et 100 (score borné). Ainsi, dans l’Eco-Score, une poule bio française, par exemple, est mieux notée qu’une poule conventionnelle.

L’IMPACT CARBONE

Quels sont les aliments avec la plus grosse empreinte carbone ?
– La viande rouge comparée aux autres viandes.

– Les protéines animales comparées aux protéines végétales.

– Les produits hors saison.

– Certains poissons par rapport à d’autres.

Pourquoi y a-t-il des saisons des fruits exotiques ?

Il existe des saisons pour les fruits exotiques dans leur pays de provenance. Parfois certains fruits exotiques sont toute l’année de saison car ils viennent de différents pays où les saisons sont différentes (c’est le cas de la mangue par exemple). En revanche, ces fruits venant de loin l’empreinte carbone, est plus élevée à cause du transport, notamment s’il s’agit d’avion.

Le bio a-t-il une meilleure empreinte carbone que le non bio ?

Si l’on considère uniquement l’impact carbone comme critère d’évaluation environnementale, le rendement à l’hectare du bio est plus faible que celui de l’agriculture traditionnelle, ce qui peut engendrer des résultats d’impact carbone en faveur de l’agriculture traditionnelle. En revanche, l’impact carbone ne tient pas compte des autres services rendus par l’agriculture biologique en termes d’environnement, et notamment sur les paysages et le bien-être animal, et ne reflète pas non plus certains impacts négatifs essentiels, en particulier ceux liés à l’utilisation des pesticides, ni ne prennent en compte les impacts liés à l’usage des antibiotiques et antiparasitaires, et des impacts sur la richesse des sols ou de la biodiversité.

Aussi, l’Eco-Score est plus complet que l’impact carbone. 

Un produit venant de loin est-il forcément plus impactant ?

Non pas forcément. Ainsi un produit qui a traversé l’Atlantique en bateau peut présenter un impact carbone plus faible qu’un produit qui vient du sud de l’Europe en camion. Néanmoins, considérer uniquement l’impact carbone ne tient pas compte d’autres bénéfices qu’apportent les circuits courts : le fait de privilégier des produits de saison, moins d’emballages, et au plus proche de la production, ce qui représente un impact en termes de sensibilisation du consommateur également. L’application Etiquettable vous renseigne sur les circuits courts, et propose des recettes de saison et végétales, tout en vous conseillant d’utiliser des produits d’origine biologique. 

Quels sont les aliments avec la plus faible empreinte carbone ?
De manière générale, on considère les fruits et légumes de saison et les légumineuses comme les moins impactants.
Est-il préférable de proposer un menu local ou biologique, de proposer de la viande blanche ou du poisson, de proposer des légumes locaux de saison ou importés ?

Il n’y a pas de réponse unique à ces questions, cela dépend des produits, mais aussi des critères que vous sélectionnez : l’impact carbone, le soutien économique de votre territoire, l’impact sur la biodiversité, le bien-être animal…

Pour vous orienter dans ces choix, n’hésitez pas à nous contacter à bonjour@etiquettable.com, ou à utiliser l’application Etiquettable.  

Je suis utilisateur du calculateur Etiquettable et je ne trouve pas mon ingrédient dans la liste, comment faire ?

Il est tout à fait acceptable de prendre un ingrédient qui s’en rapproche (par exemple poulet pour une pintade) ou un ingrédient moyen de la catégorie (fruit moyenne). Dans un autre cas, n’hésitez pas à nous contacter afin que nous trouvions ensemble une solution.